Mme Zhang Yingji, une pratiquante d’origine coréenne de la ville de
Laotougou, ville de Yanbian, province du Jilin, a commencé l'étude de
la Loi en 1997 et toutes ses maladies ont disparu. Depuis que la
persécution a commencé le 20 juillet 1999, cependant, elle a été
souvent harcelée par la police et une fois, elle a été condamnée à un
an de travaux forcés.
Mme Zhang était la personne qui s'occupait de son mari paraplégique
et de son beau-frère malade mental. Pendant sa détention, son
beau-frère est mort parce qu'il n'y avait personne pour prendre soin de
lui.
La police de Laotougou a fréquemment harcelé et surveillé de près
Mme Zhang. Ils sont souvent entrés chez elle jour et nuit par
effraction, prétendant faire « une enquête ». Une fois, sept ou huit
policiers (certains étaient du département de police de la ville) sont
venus et ont voulu savoir si elle pratiquait toujours le Falun Gong.
Mme Zhang leur a dit qu'elle n'aurait même pas pu descendre de son lit
si elle n’avait pas pratiqué le Falun Gong. Ensuite, ils sont partis.
Le directeur de la fédération des femmes de la commune, Piao Fenyu, a
confisqué sa carte d'identité, le bureau des finances de la ville de
Longjing a envoyé des personnes pour lui demander si elle allait
continuer à pratiquer le Falun Gong, et le bureau des finances local a
également envoyé des personnes pour lui demander si elle allait
continuer à pratiquer le Falun Gong.
En mars 2003, quatre ou cinq policiers du commissariat de police
local sont entrés de force et ont fouillé sa maison. Ils l'ont emmenée
au commissariat avec une bande magnétique trouvée chez elle comme
évidence. Ils ont de nouveau fouillé sa maison, essayé de trouver des
livres, mais ils n'ont rien trouvé, ainsi, ils l'ont obligée à nettoyer
le commissariat de police pendant une semaine. Elle a senti que cela
lui faisait du mal, ainsi, elle n’y est pas retournée au bout de deux
jours. La police l'a alors emmenée au centre de détention de Longjing
pour 15 jours.
En juin 2005, le personnel du bureau 610
de la ville de Longjing a emmené Mme Zhang au centre de lavage de
cerveau. Quatre ou cinq enseignantes du 5ème lycée de Longjing l'ont
menacée, disant qu'elle serait envoyée au centre de détention si elle
refusait d'écrire une déclaration de garantie d’abandonner la pratique de Falun Dafa.
A environ 20:00 heure le 22 janvier 2007, cinq ou six policiers du
département de police de la ville et du commissariat de police de
Laotougou ont de nouveau fouillé sa maison, avec la permission du
directeur de la fédération des femmes de la commune de Piao Fenyu. Ils
ont emporté beaucoup de livres de Falun Dafa et ont emmené Mme Zhang
Jingji au centre de détention de la ville de Longjing. Vingt jours plus
tard, elle a été transférée au camp de travaux forcés de Heizuizi, dans
la ville de Changcun, pour un an de travaux forcés.
Dans le camp de travail, le garde a assigné plusieurs personnes pour
la surveiller, pour essayer de la soumettre au lavage de cerveau, pour
l’insulter et la menacer. Au début, on ne l’a pas laissé dormir. Plus
tard, ils l'ont forcée à travailler dans l'atelier mais lui ont dit de
garantir de ne pas promouvoir le Falun Gong dans l'atelier. Quand elle
a refusé d'écrire la déclaration de garantie, ils l'ont forcée à signer
une déclaration que quelqu'un d'autre avait écrite.
Mme Zhang a été de nouveau libérée du camp de travail après un an,
mais elle n'a pas pu éviter les harcèlements. Le policier Ma l'a
appelée au commissariat de police et lui a dit, « Tu dois signaler au
commissariat si tu quittes le district de Longjing. » Plus tard, Ma l'a
surveillée et harcelée à de nombreuses reprises. Une fois, Ma lui a dit
de venir au commissariat et l’a forcée à laisser des empreintes
digitales et des photos.
Quand la flamme olympique a traversé la ville de Yanji en juillet
2008, le directeur de la fédération des femmes du village, Jin Ying'ai,
a dit à Mme Zhang de rester au centre de lavage de cerveau de Longjing
pour deux jours, lui disant que c’était un ordre des fonctionnaires de
la ville. Mme Zhang a refusé d'y aller. Alors, le secrétaire du PCC l'a
appelée et lui a ordonné d’y aller. Elle a encore refusé. Pour finir,
ils l'ont emmenée de force au centre de lavage de cerveau de Longjing.
Le policier Ma est celui qui l'a capturée. Un membre du bureau 610 a
menacé Mme Zhang, disant qu’elle ne serait pas libérée si elle n’était
pas « honnête. »
En septembre 2008, le policier Ma lui a dit de venir au commissariat
pour signer son nom. Mme Zhang Yingji a dit, « Je ne dois pas signer
n'importe quoi. Quel est le mal d’être une bonne personne ? Pourquoi me
traitez-vous comme une prisonnière. Je n’irai nulle part. »
Les avocats avaient gagné une bataille en juillet dernier
lorsque
les autorités leur avaient accorder l'abolition d'un système de
registre annuel.
Ce système permettaient aux autorités de confisquer ou
d'annuler la
licence des avocats qui auraient pris la défense de sujets
sensibles.
Il semblerait que ce système soit bientôt de nouveau en
vigueur... sous un autre nom !
Le Bureau de la Justice à Pékin a annoncé aux avocats au début
de
l'année que s'ils voulaient renouveler leur licence au mois de mai, ils
devraient passer un examen annuel.
Cette année les autorités sont plus nerveuses que jamais avec
le
20ème anniversaire du massacre de la place Tiananmen, le 4 juin.
Désormais, l'examen servira à prolonger ou annuler les licences de plus
de 20 avocats défendant spécialement les droits de l'homme.
Par exemple, l'avocat Jiang Tianyongi qui avait traité les cas
de
tibétains arrêtés après les soulèvements du 14 mars, s'est vu refusé le
renouvellement de sa licence jusqu'en juin. Sa licence vient d'expirer
le 31 mai et il a peu d'espoir qu'elle soit renouvelée.
[Jiang Tianyong, avocat]:
" Ce système est une méthode classique pour exploiter et éliminer les
avocats. D'une part, c'est une chance de se faire plus d'argent,
d'autre part ce sont les avocats qui défendent les droits de l'homme
qui sont le plus visés. C'est facile de voir que c'est un acte de
répression. "
Un autre avocat, Li Heping, a pris la défense des cas les plus
sensibles, dont ceux de pratiquants de Falun Gong persécutés. Il lui
est arrivé d'être enlevé et battu par des étrangers au cours de son
travail. Il trouve que le système de l'examen annuel n'est pas
seulement un barrage mais aussi de nature illégale.
[Li Heping, avocat]:
" Ce système existe uniquement en Chine, ça n'existe pas ailleurs dans
la communauté internationale. C'est un système au-dessus des lois. "
Après le décès de Xie Deqing dans un camp de "rééducation" de
l'Etat
dans la ville de Chengdu, les membres de sa famillle ne s'attendaient
pas à voir une centaine de policiers faire irruption au funérarium pour
retirer le corps de force.
Les deux frères du défunt ont tenté de stopper les policiers
mais
ils ont été cloués au sol et rués de coups de pieds. L'aîné a été battu
au point qu'il ne peut plus marcher. Beaucoup de femmes parmi les
invités ont été capturées par les policiers qui ont été jusqu'à
déchirer leurs vêtements.
L'équipe du Bureau 6-10 local à Chengdu le Bureau
officiellement proclamé pour superviser la persécution du Falun
Gong
est présumé responsable de la spoliation du corps de Xie. Des témoins
pensent que le nombre de policiers dans cette scène montre qu'ils ne
craignent aucune condamnation internationale. Ils ont d'ailleurs
incinéré les restes du corps de Xie, le 30 mai.
Xie est mort le 27 mai. Il a passé ses 20 derniers jours
retenu au
Centre légal de rééducation de Chengdu. Quatre jours avant sa mort, il
a été ramené par la police à son domicile. A ce moment, il n'avait que
la peau sur les os. Selon un de ses frères, un superviseur du camp lui
aurait injecté une substance inconnue car son corps avait noirci et
montrait des symptômes d'intoxication.
Selon ses proches, Xie pratiquait le Falun Gong depuis
plusieurs
années et était en bonne santé. Son visage resplendissait la santé.
Jusqu'à sa détention, son corps ne présentait ni blessure ni
disfonctionnement.
Sa femme qui pratique également le Falun Gong, a subi elle
aussi
l'arrestation et le placement en camp de rééducation mais à la demande
de sa famille, elle a pu être libérée. Pour s'assurer que la famille ne
raconte pas cette libération à la population, les forces de l'ordre ont
encerclé leur maison pour ficher les visiteurs de la famille et les
interroger systématiquement. Leurs communications téléphoniques étaient
également sur écoute.
Le Centre légal de rééducation de Chengdu a été spécifiquement
désigné pour faire renoncer les pratiquants à leur croyance dans le
Falun Gong. Selon les détenus, ce qui est fait de plus cruel dans ce
camp est de détruire la pensée individuelle en ajoutant des substances
toxiques dans la nourriture et l'eau. C'est de cette façon que les
gardiens espèrent faire renoncer les pratiquants dans leur pratique de
la vérité, de la bonté et de la tolérance. Des sources internes ont
révélé qu'il s'agit de milliers de pratiquants de Falun Gong détenus
dans ce camp.
Alors que le jour se lève sur le place Tiananmen de Pékin encejeudi 4 juin 2009, ils sont nombreux à se souvenir silencieusement desévènements qui se sont passés ici-même le 4 juin 1989.
Dans les premières heures de ce jour fatidique, l'armée asoudainement ouvert le feu sur une manifestation étudiante en faveur dela démocratie, une de ces manifestations qui s'étendaient depuisplusieurs semaines dans tout le pays.
La Croix-rouge en Chine et des associations d'étudiantsestiment àau moins 2.000 le nombre de morts ce jour-là, un nombre généralementannoncé comme étant sous-estimé.
Qi Zhiyong était un employé âgé de 33 ans lorsqu'il a rejointles manifestations de Pékin. Il a dû être amputé d'une jambe.
Vingt ans plus tard, il suit un traitement pour la tension etle diabète, qu'il associe à la perte de sa jambe.
[Qi Zhiyong, survivant du massacre de la placeTiananmen]: " Cette balle que j'ai reçue m'a fait comprendre la valeur de la vie.Je comprend mieux dans quelle sorte de pays je suis et comment mongouvernement m'a traité. Dans les vingt dernières années, j'ai ressentiet expérimenté les épreuves. "
De nombreuses victimes des balles ce jour-là ont eu moins dechance.
Le fils de Zhang Xianling a été tué par arme à feu. Wang Nanétaitun jeune homme joyeux, de 19 ans, lorsqu'il a laissé un mot dans lanuit du 3 au 4 juin pour prévenir qu'il allait rejoindre ses amis surla place.
Zhang a fondé l'association des Mères de Tiananmen avec uneautrefemme, Ding Zilin, dont le fils de 17 ans a également été tué cettenuit-là.
L'association essaye de recenser les morts de Tiananmen pourrenverser le verdict annonçant que le mouvement étudiant avait été uncomplot "contre-révolutionnaire".
[Zhang Xianling, co-fondatrice des "Mères deTiananmen"]: " Au cours de ces 20 dernières années, mon point de vue n'a pas du toutchangé sur le mouvement de Tiananmen, le soulèvement étudiant du 4juin. Les étudiants se battaient contre la corruption et le contrôleabsolu du Parti. Les 20 dernières années ont prouvé qu'ils avaiententièrement raison. "
La plupart des meneurs ont pu fuir la Chine continentale aprèsl'évènement, poursuivant leur vie à l'étranger.
Bao Tong était le bras droit de l'ancien chef du Particommuniste,Zhao Ziyang, qui a sympathisé avec les manifestants étudiants, ce quilui a valu d'être maintenance à sous résidence surveillée jusqu'à samort, survenue en 2005.
[Bao Tong, bras droit de Zhao Ziyang]: " Si l'économie de la Chine a prospéré grâce à cette répression, alorsj'invite le gouvernement chinois à faire part de leur expérience aureste du monde et à dire au monde que si vous voulez une économieprospère, tout ce que vous avez à faire est d'envoyer des tanks et desmachines à tuer dans votre capitale pour viser votre population."
La plupart garde l'espoir qu'un jour l'évènement de Tiananmenne sera plus un tabou dans le pays le plus peuplé du monde.
En effet, 20 ans après que des reportages du massacre aientchoquéle monde, les voix de Tiananmen ne sont toujours pas les bienvenuesdans leur propre pays.
Les 23 et 24 mai 2009, le Festival du Village Global annuel a eu lieu à Heksinki, en Finlande. Les pratiquants de Falun Gong ont participé au festival et reçu des retours positifs.
Les pratiquants de Falun Dafa s’adressent aux visiteurs au Festival du Village mondial d’ Helsinki
Le Festival du Village Global est un évènement d’envergure avec à
peu près 50 0000 visiteurs de Finlande et de nombreux autres pays.
Quelques centaines d’organisations non-gouvermentales et des groupes
artistiques y participaient. Le Premier ministre de Finlande, M.
Vanhanen a fait un discours à l’évènement.
Les pratiquants de Falun Gong ont participé en tant que seul groupe
représentant la population chinoise. Ils ont fait la démonstration des
cinq exercices sur le podium plusieurs fois durant l’évènement de deux
jours. D’autres pratiquants en beaux costumes Han ont distribué des
fleurs de lotus et des imprimés de clarification des faits. Beaucoup de
gens se sont arrêtés pour discuter avec les pratiquants et ont signé
leur nom sur une pétition demandant la fin de la persécution du Falun
Gong en Chine. Par moment le stand de Falun Dafa était bondé
Une jeune fille pakistanaise est venue et a demandé “Avez vous un
point de pratique ici ? Comment pourrais je apprendre les exercices, "
Finalement, sa mère a découvert que de nombreux élèves du primaire et
du secondaire en Inde apprenaient le Falun Gong, et a voulu l’apprendre
aussi.
Un couple et leur fille ont reçu un imprimé sans savoir de quoi il
s’agissait, une pratiquante leur a donc parlé du Falun Gong et de la
persécution en Chine, ainsi que de ses propres expériences en Chine.
Toute la famille a signé la pétition et dit qu’ils voulaient apprendre
les exercices aussi.
Un monsieur d’un certain âge a dit aux pratiquants : " Je suis au
courant à propos du Falun Gong. Je peux imaginer ce que la persécution
du Parti communiste chinois vous a fait." Lorsqu’il a appris
l’existence de prélèvements d’organes sur les pratiquants de Falun Gong
emprisonnés, il a dit "Nous devons enquêter au cas où des hôpitaux
finlandais auraient acheté des organes à la Chine ."
Trois jeunes étudiants semblaient avoir quantité de questions.
Lorsqu’ils ont appris les horribles faits à propos de la persécution
des pratiquants en Chine, l’un d’eux était en larmes. Un autre étudiant
a dit "Pourquoi n’avez-vous pas parlé de ça dans les écoles ? Tous les
étudiants et les professeurs veulent être au courant de cela." Un autre
a demandé : " Que pouvons nous faire pour vous aider ?" Les pratiquants
leur ont dit qu’ils pouvaient en parler à leurs professeurs, leurs
parents et aux responsables de leur gouvernement, et que si chacun se
montrait concerné la persécution ne pourrait plus continuer.