Les avocats avaient gagné une bataille en juillet dernier
lorsque
les autorités leur avaient accorder l'abolition d'un système de
registre annuel.
Ce système permettaient aux autorités de confisquer ou
d'annuler la
licence des avocats qui auraient pris la défense de sujets
sensibles.
Il semblerait que ce système soit bientôt de nouveau en
vigueur... sous un autre nom !
Le Bureau de la Justice à Pékin a annoncé aux avocats au début
de
l'année que s'ils voulaient renouveler leur licence au mois de mai, ils
devraient passer un examen annuel.
Cette année les autorités sont plus nerveuses que jamais avec
le
20ème anniversaire du massacre de la place Tiananmen, le 4 juin.
Désormais, l'examen servira à prolonger ou annuler les licences de plus
de 20 avocats défendant spécialement les droits de l'homme.
Par exemple, l'avocat Jiang Tianyongi qui avait traité les cas
de
tibétains arrêtés après les soulèvements du 14 mars, s'est vu refusé le
renouvellement de sa licence jusqu'en juin. Sa licence vient d'expirer
le 31 mai et il a peu d'espoir qu'elle soit renouvelée.
[Jiang Tianyong, avocat]:
" Ce système est une méthode classique pour exploiter et éliminer les
avocats. D'une part, c'est une chance de se faire plus d'argent,
d'autre part ce sont les avocats qui défendent les droits de l'homme
qui sont le plus visés. C'est facile de voir que c'est un acte de
répression. "
Un autre avocat, Li Heping, a pris la défense des cas les plus
sensibles, dont ceux de pratiquants de Falun Gong persécutés. Il lui
est arrivé d'être enlevé et battu par des étrangers au cours de son
travail. Il trouve que le système de l'examen annuel n'est pas
seulement un barrage mais aussi de nature illégale.
[Li Heping, avocat]:
" Ce système existe uniquement en Chine, ça n'existe pas ailleurs dans
la communauté internationale. C'est un système au-dessus des lois. "